Le confort thermique peut se définir comme la satisfaction exprimée par un individu à l’égard de l’ambiance thermique du milieu dans lequel il évolue. Ainsi, pour être en situation de confort thermique une personne ne doit avoir ni trop chaud, ni trop froid et ne ressentir aucun courant d’air gênant. Il y a donc une part personnelle dans l’appréciation du confort thermique, liée en particulier au métabolisme de chacun. Dans une même ambiance quelqu’un pourra se sentir bien (sensation de confort) alors qu’une autre personne pourra éprouver une certaine gêne (sensation d’inconfort).
Le corps humain échange en permanence de la chaleur avec son environnement immédiat. Les effets de ces échanges se font suivant trois mécanismes distincts : par conduction (contact direct entre un corps chaud et un corps froid), par convection ( mouvement et température de l’air autour du corps) et par rayonnement (échange naturel d’énergie entre deux corps dès lors qu’il existe une différence de température entre les deux, le flux de chaleur allant toujours du plus chaud vers le plus froid). La recherche d’une ambiance de confort, d’un point de vue thermique, consiste donc à trouver un point d’équilibre entre ces processus d’échange coïncidant avec une perte imperceptible des calories du corps sans déséquilibre ni malaise. Une telle recherche ne doit se faire au détriment d’une surconsommation d’énergie.
Dans un logement, la température de l’air, des parois, les mouvements d’air et l’hygrométrie sont les principaux paramètres qui régissent la sensation de confort thermique. L’ajustement de ces paramètres s’obtient essentiellement en isolant thermiquement le logement, en améliorant les performances des ouvrants et notamment des fenêtres, en choisissant des systèmes de chauffage et de ventilation adaptées au bâtiment et au mode d’occupation, en installant une régulation.
Pour en savoir plus : Agence National de l’Habitat www.anah.fr Fiche n° 52
La Maîtrise de la Demande d’Energie, un enjeu crucial pour l’Homme et son environnement
Il y a plus de 30 ans, des cris d’alarmes ont été lancés dans l’indifférence générale par certains membres de la communauté scientifique sur les risques liés au changement climatique. Ce n’est malheureusement que durant la décennie 90 qu’une prise de conscience internationale à réellement vu le jour.
Le sommet de la Terre qui s’est tenu en 1992, à Rio, a clairement démontré que l’action de l’Homme sur le climat entraîne des dérèglements quasi irréversibles. Pour ne pas amplifier les phénomènes déjà engagés il est absolument indispensable de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce sommet se concluait sur une volonté : stabiliser à l’horizon 2010 les émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990.
Le Protocole de Kyoto, signé en 1997, traduit en engagements quantitatifs et juridiques les volontés exprimées 5 ans plutôt à Rio. Ainsi, l’Union Européenne s’engage dans une politique volontariste de réduction de ses émissions de CO2 en fixant pour chaque pays membre des quotas d’émission.
Pour la France cela se traduit par la nécessité de réaliser une économie annuelle de 52 millions de tonnes de CO2. Le Plan Climat, adopté en 2004, marque la détermination du gouvernement à prendre une part active dans la lutte contre les modifications du climat en agissant de façon significative sur les émissions de gaz à effet de serre (CO2). En allant au-delà des objectifs de Kyoto, le Plan Climat vise une économie annuelle de 72 millions de tonnes de CO2 à travers une action globale s’articulant sur 5 mesures phares (voitures propres, biocarburant, étiquette énergie, crédit d’impôt, climatisation) et un certain nombre d’orientations visant, notamment le domaine du bâtiment.
En effet, le secteur du bâtiment occupe, la première place en matière de consommation d’énergie et la seconde en tant que source de pollution après le transport et l’énergie.
A titre d’exemple il faut savoir que près de 80% de l’énergie d’une maison individuelle est consacrée au chauffage. Pour maintenir la température intérieure d’un logement pendant la saison froide, il convient de chauffer le bâtiment et de compenser les pertes de chaleur de l’enveloppe de la construction. En effet, une maison non isolée laisse s’échapper la chaleur par la toiture (environ 30% ), les murs (20 à 25 %), le renouvellement de l’air (20 %), les vitrages (13 à 15 %), les planchers (7 à 10%) et les ponts thermiques (environ 5 %). En diminuant les pertes de chaleur par les parois, une isolation thermique efficace peut réduire les besoins en énergie de plus de 60 %.
Pour en savoir plus :
Ministère de l’écologie et du développement durable : www.ecologie.gouv.fr
ADEME : Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie www.ademe.fr
Le Bâtiment un secteur « énergivore » et source de pollution
Le secteur du bâtiment rejette chaque année 25 % du total des émissions de CO2, contre 28 % pour les transports, 22 % pour l’industrie, 12 % pour l’agriculture/sylviculture et 10 % pour les autres secteurs.
Si l’on considère les énergies consommées, le secteur du bâtiment représente à lui seul 45,8 % du total des énergies contre 27,7 % pour l’industrie, 23,9 % pour les transports et 2,6 % pour les autres secteurs.
Entre 1990 et 2001, les émissions de CO2 dans les secteurs des bâtiments résidentiels et tertiaires ont progressé de 14 % (+ 22 % pour le secteur des transports), alors que tous les autres secteurs étaient en régression (source « Isolons la Terre contre le CO2 »).
Ainsi on voit pourquoi le levier énergétique est l’un des premiers à actionner dans les transports et le bâtiment si l’on veut efficacement réduire les émissions de CO2, responsables de l’effet de serre qui est l’une des causes du changement climatique.
L’objectif est de diviser par 4, d’ici à l’horizon 2050, les émissions de gaz à effet de serre, ce qui se traduit, toujours à l’orée 2050, à une maîtrise des dépenses d’énergie fixées en neuf à 50 kWh/m².an pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Selon le collectif « Isolons la terre contre le CO2 » ces mêmes dépenses d’énergie seraient actuellement de l’ordre de 200 kWh/m².an pour les bâtiments construits entre 1975 et 2000 et d’environ 100 kWh/m².an pour ceux construits après 2 000. C’est dire l’importance de l’effort à consentir d’autant que 67 % du parc en secteur résidentiel a été construit avant 1975, date en France de la première réglementation de construction de logements neufs en faveur de l’efficacité thermique.
Qu’est-ce que le Diagnostic de Performance Energétique ?
C’est la Directive Européenne n° 202/91/CE qui introduit la notion de Performance Energétique des Bâtiments et instaure un certain nombre de grands principes visant à faire baisser les consommations d’énergie de l’ensemble du parc du secteur résidentiel et tertiaire. La transposition en droit français de cette directive s’inscrit dans de nouvelles mesures réglementaires qui vont très prochainement rentrer en application.
Il s’agit d’une part, de la nouvelle réglementation thermique (RT 2005) qui concernera tout le secteur du neuf et d’autre part l’instauration d’un Diagnostic de Performance Energétique (DPE) qui, pour la première fois en France, s’adresse à l’ensemble du parc existant où les gisements d’économie d’énergie sont de loin les plus importants.
A l’instar des diagnostics plomb, termites ou amiante, le DPE sera obligatoire à compter du 1er novembre 2006 pour toute transaction immobilière.
Il permettra d’évaluer la quantité d’énergie consommée par un logement pour une utilisation « conventionnelle ». Une classification sous forme de lettre allant de A « économe » à G « énergivore » permettra au consommateur de comparer et d’évaluer la performance énergétique de son bien ou de celui qu’il occupe en tant que locataire. La consommation sera indiquée en kWh/m².an et les émissions de gaz à effet de serre en kg de CO2/m².an.
Réalisé par des experts agréés ce diagnostic comprendra :
1/ une visite sur place afin de recenser l’ensemble des éléments (nature des parois, des ouvrants, équipement de chauffage, ventilation, climatisation) permettant d’appréhender la performance thermique du bien.
2/ Un calcul de performance énergétique selon une forme conventionnelle (qui ne tiendra pas compte du comportemental des résidents) à partir d’un outil de calcul reconnu par les Pouvoirs Publics.
3/ La remise d’un rapport avec :
Le classement du logement sur une étiquette énergie, suivant le même principe que sur les appareils électroménagers. Une deuxième étiquette précisera l’impact environnemental de la construction en fonction de ses émissions de gaz à effet de serre ;
Des recommandations de travaux pour améliorer sa performance énergétique avec l’indication d’une fourchette en euros de l’économie, de l’investissement et du temps de retour sur investissement ;
Les « dix commandements pour un bon usage de l’énergie » par poste ;
Un récapitulatif des données d’entrée.
Ce diagnostic devra être annexé à toute promesse de vente ou à la signature de l’acte authentique. A compter du 1er juillet 2007, ce dispositif sera étendu aux locations. La durée de validité du DPE sera de 10 ans.
Les bâtiments tertiaires devront également, suivant un calendrier identique, faire l’objet d’un DPE. La méthodologie est en cours de finalisation et devrait, a priori, être basée sur l’analyse des factures.
Les BAO Promodul
L’un des objectifs avoué du DPE est d’encourager les propriétaires à engager des travaux de rénovation en vue d’améliorer le confort thermique de leur bien immobilier par une meilleure maîtrise de leur demande d’énergie à charge pour les professionnels sollicités d’être en mesure de les conseiller correctement.
Appréhender la nature des travaux à envisager, sélectionner les matériaux offrant le meilleur rapport efficacité thermique/prix, hiérarchiser les priorités pour améliorer la performance énergétique d’un appartement ou d’une maison individuelle à partir de son état actuel exigent méthode et savoir-faire.
Les Entreprises vont donc devoir apprendre à promouvoir l’efficience et être capable, très rapidement, d’indiquer à leurs clients, en fonction de leur budget, des aides publiques auxquelles ils peuvent prétendre, quelles solutions techniques privilégier et quel retour sur investissement en attendre tant en matière de consommation que de rejet de gaz à effet de serre.
Dans ce domaine, tout reste à faire. Et, il est évident que pour amorcer le processus il est indispensable d’apporter aux professionnels une véritable expertise ainsi qu’une palette fiable de solutions à même de réduire significativement dans la durée les déperditions et les consommations d’énergie dans les bâtiments.
Au fil des ans, en élargissant son tour de table à des industriels leaders (dans des univers différents mais complémentaires : plafond, chauffage, rafraîchissement, isolation, régulation, ventilation) qui partagent la même ambition (la qualité des procédés et de leur mise en œuvre), l ‘Association Promodul, rassemblée autour d’EDF, a anticipé ce phénomène via la mise au point d’un logiciel permettant aux professionnels de matérialiser, à partir du DPE conventionnel, les différentes solutions techniques envisageables pour apporter des améliorations significatives de l’enveloppe du bâtiment, de sa ventilation, de la production de chaleur, d’eau chaude sanitaire tout en intégrant, chaque fois que cela sera possible les énergies renouvelables.